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Communiqués de Presse (99)

Contact presse : François Blanchecotte, Président du SDB

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Lors de son allocution du 24 novembre, le Président Emmanuel Macron a réaffirmé l’importance de la phase de dépistage de la Covid-19 dans la stratégie globale de lutte contre la pandémie et de la maîtrise des phases de déconfinement. Le SDB note avec intérêt qu’il a évoqué les tests RT-PCR et les tests antigéniques de manière bien plus en adéquation avec les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) que lors de sa dernière intervention et que les décisions du gouvernement de ces dernières semaines. Il est en cela cohérent avec son appel à agir et décider en s’appuyant sur les données scientifiques et non sur les mouvements d’opinion.

Le SDB milite pour l’interprofessionnalité et la complémentarité entre les professions. S’il revendique pour les biologistes médicaux l’exercice plein et entier de leurs compétences dans leur domaine du diagnostic, il ne cherche pas à déborder sur des terrains qui ne sont pas au cœur de leur métier. Toutefois, la situation sanitaire et les enjeux de santé publique de la campagne de vaccination anti-Covid le conduisent à faire savoir que les biologistes médicaux ne peuvent qu’être à la disposition des pouvoirs publics pour relever ce nouveau défi.

Le Président mercredi dernier, le ministre de la Santé le lendemain, tous les deux ont parlé de la stratégie de dépistage. Soyons francs, nous avons de loin préféré la façon dont Olivier Véran a abordé le sujet. Il n’a pas laissé cours à la ritournelle d’un éventuel échec de la stratégie de dépistage servi au Président la veille par les interviewers. « Nous sommes en train de gagner la bataille des délais de rendu des résultats des dépistages », a-t-il affirmé en préambule. Il a eu la présence d’esprit de remercier « la filière de la biologie » et a remis l’usage des tests antigéniques dans le contexte des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Tout n’est pas réglé pour autant.

Certes, la France peut s’enorgueillir d’atteindre le million de tests réalisés par semaine. Mais à quel prix : les files d’attente s’allongent, tout comme les délais de rendu de résultats, sans distinction de gravité des cas. Il faut que cela change vite. Les solutions existent, mais il faut rapidement les mettre en œuvre !

 

L’arrêté du 30 juillet 2020 modifiant l'arrêté du 29 septembre 2006 relatif aux programmes de dépistage organisé des cancers et relatif à l'organisation du dépistage organisé du cancer du col de l'utérus a été publié au Journal officiel le 15 août. Il consacre le test HPV comme modalité de dépistage primaire du cancer du col de l’utérus. L’aboutissement d’un long combat mené par le SDB.

Comme pour tous les professionnels de santé placée en première ligne, l’épidémie de la Covid-19 est au cœur des préoccupations des biologistes médicaux depuis le mois de mars. Nous adapter, relever des défis, être au plus près des attentes de nos patients, nous en avons l’habitude et ne ménageons aucun effort pour être un instrument de veille et de lutte contre cette pandémie qui a frappé de plein fouet notre pays.

Au cœur de cet été pas comme les autres, la Covid-19, et son dépistage, est un sujet aussi brulant que polémique et fait l’objet de nombre articles de presse, émission radio, TV, prise de position politique. 

Le Syndicat des biologistes, à la veille d’une possible reprise épidémique, fait un point de situation sur les moyens diagnostiques dont les laboratoires de biologie disposent aujourd’hui, sur les enjeux d’organisation de l’offre biologique et sur la stratégie gouvernementale.

Un arrêté a été publié au JORF du 11 juillet 2020, mentionnant que : « […] les médecins ou sous leur responsabilité un autre professionnel de santé d’une part, et les pharmaciens d’officine d’autre part, peuvent réaliser les tests rapides d’orientation diagnostique sur sang capillaire de détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 selon les recommandations de la Haute Autorité de santé […] »

L’accréditation des laboratoires a été rendue obligatoire par l’Ordonnance portant réforme de la Biologie Médicale du 13 janvier 2010. L’Ordonnance prévoyait l’accréditation de la totalité des activités des laboratoires au 1er novembre 2016 et le Comité Français d’Accréditation (COFRAC) a été chargé par les pouvoirs publics de la mise en œuvre et du contrôle du processus.