HAS – Carence martiale
Les marqueurs biologiques impliqués dans le métabolisme du fer sont nombreux : fer, ferritine, transferrine, récepteurs solubles de la transferrine. Ils sont prescrits essentiellement pour préciser la cause des anémies. Les prescriptions, en constante augmentation, montrent une grande diversité dans le choix de ces marqueurs ou dans leur association. Pour ces raisons, l’Assurance maladie a saisi la Haute Autorité de Santé afin de définir les examens les plus pertinents à réaliser en cas de suspicion de carence en fer.
Le groupe d’experts recommande, dans les carences en fer rencontrées de façon courante, le dosage de la ferritine sérique. Un taux abaissé suffit à affirmer le diagnostic. Il est donc inutile d’avoir recours à d’autres marqueurs.
Dans les autres indications que sont les inflammations, l’insuffisance rénale chronique ou bien encore face à un taux de ferritine dans les normes alors que la suspicion clinique est forte, la recommandation est de doser le fer sérique et la transferrine avec calcul du coefficient de saturation de la transferrine.
Les experts insistent sur la non-pertinence des dosages du fer seul, de l’association fer plus ferritine et de la recherche des récepteurs solubles de la transferrine.
Les détails techniques ont leur importance. Le métabolisme du fer doit être exploré à distance d’une inflammation aiguë. Les prélèvements du fer et de la transferrine doivent être réalisés à jeun. En cas d’analyses successives, il est conseillé de s’adresser au même laboratoire. De fait, le rapport constate le manque de standardisation des normes de la ferritine, qui varient d’un centre à un autre. Il existe un besoin de normalisation des kits de dosage. Le rapport rappelle aux professionnels de santé l’intérêt du contexte clinique dans le cadre de ces prescriptions. Il insiste sur le rôle d’un hémogramme préalable.
Une fiche de bon usage est en cours d’élaboration et sera mise à la disposition des professionnels de santé cet été.






