Ordonnance : La biologie médicale ne peut plus attendre
Biologie Médicale ? n° 93 ? Octobre 2011
| La décision du Conseil constitutionnel a beau n’avoir été motivée que par des considérations procédurales, voire politiques, le résultat n’en est pas moins un coup rude pour la biologie médicale, et particulièrement pour le secteur libéral. La bataille du SDB avait été pourtant bien menée, et des modifications extrêmement importantes pour l’exercice libéral et pour le quotidien des laboratoires avaient été obtenues à l’arraché auprès des parlementaires et du gouvernement. Le SDB avait ainsi réussi à transformer un piège ? l’ouverture de la boîte de Pandore avec l’abrogation de l’ordonnance ? en opportunité, avec la modification positive de cette même ordonnance sur des points fondamentaux. Aujourd’hui, tout le travail est à refaire. |
![]() |
| © SCANRAIL/FOTOLIA |
En finir avec l’insécurité juridique
L’objectif ? Bloquer une nouvelle ouverture des débats sur l’avenir de la biologie médicale pour en finir avec l’insécurité juridique perpétuelle imposée à la profession depuis février 2011. Il est temps de lui permettre de préparer l’avenir. Un avenir possible pour l’exercice libéral, dans le cadre de l’ordonnance modifiée en juillet dernier. Ce schéma, qui n’est pas idéal mais qui est le plus responsable pour les biologistes libéraux aujourd’hui, est tout sauf assuré. Il est en effet plus simple maintenant, pour le gouvernement, à la veille d’échéances électorales nationales importantes, de ne rien faire et de laisser l’ordonnance du 13 janvier 2010 s’appliquer telle quelle.
Un choix fondamental à confirmer
De plus, le maintien du calendrier et des obligations d’accréditation à leur niveau actuel conduit un certain nombre de biologistes à jeter l’éponge et à revendre leurs laboratoires à des financiers, mieux armés qu’eux aujour – d’hui ? et en l’absence des SPFPL ? pour réaliser la restructuration.
Au-delà des problèmes techniques de composition du capital, d’exigences d’accréditation, le SDB met le gouvernement face à un choix fondamental : veut-il, oui ou non, s’appuyer sur la biologie médicale libérale pour assurer aujourd’hui, demain et après-demain, une offre médicale de qualité, de proximité et à l’abri des aléas des marchés financiers ? Il serait totalement anachronique et irresponsable de confier les clés d’un secteur fondamental pour la prise en charge médicale des patients à des groupes dont la taille et la force de frappe n’ont d’égales que la fragilité et l’instabilité financière. Des exemples dramatiques commencent à être connus, comme ce groupe de maisons de retraite anglais, détenu par un fonds de pension, qui a mis la clé sous la porte, menaçant de jeter à la rue des milliers de personnes âgées.







