Laboé-SI – s’y connecter pour rendre visible notre rôle dans la prévention
Une mise à jour technique concernant certains utilisateurs de Laboé-SI remet ce dispositif sous les projecteurs. Mais le véritable sujet est ailleurs : aujourd’hui, moins de 5 % des laboratoires sont connectés. Or Laboé-SI peut devenir un outil essentiel pour rendre visible la contribution des biologistes médicaux à la prévention et à la santé publique.
Une mise à jour pour certains, une connexion à vérifier pour tous
Les laboratoires utilisant le protocole S/MIME pour communiquer avec Laboé-SI doivent procéder au renouvellement de leur certificat. Cette situation concerne principalement les établissements hospitaliers et certains laboratoires privés, notamment ceux connectés via InnovaCom, qui assurera gratuitement cette mise à jour pour ses utilisateurs.
Pour les autres, cette actualité est surtout l’occasion de vérifier un point simple : votre laboratoire est-il bien connecté à Laboé-SI ?
Si ce n’est pas encore le cas, rapprochez-vous de votre éditeur afin de mettre en place la connexion, notamment via la Messagerie Sécurisée de Santé (MSSanté).
Faire ce que nous savons faire… et pouvoir le montrer
Soyons clairs : avec moins de 5 % des laboratoires connectés, nous avons collectivement intérêt à accélérer.
Non pas simplement parce que cette connexion est obligatoire. Mais parce que Laboé-SI doit devenir le canal de remontée des données permettant de mesurer concrètement l’implication des laboratoires dans la prévention : surveillance épidémiologique, dépistages, vaccination, maladies à signalement obligatoire…
Pour les patients et la population, disposer de données fiables et rapidement exploitables permet de mieux surveiller, prévenir et agir.
Pour les biologistes médicaux, l’enjeu est tout aussi important : ces données permettent de rendre visible notre contribution à la santé publique.
Nos nouvelles missions ont besoin de preuves
Nous défendons depuis longtemps un rôle plus important du biologiste médical dans la prévention. Nous le défendons encore aujourd’hui dans le cadre des négociations avec l’Assurance Maladie autour de nouvelles missions et de leur financement.
Pour avancer, il ne suffit cependant pas d’affirmer que les biologistes peuvent jouer ce rôle. Il faut aussi pouvoir montrer ce qu’ils font déjà et mesurer les résultats obtenus.
C’est précisément l’un des intérêts de Laboé-SI : transformer une activité réalisée quotidiennement dans nos laboratoires en données objectives qui témoignent de l’engagement de toute une profession.
Se connecter à Laboé-SI, c’est donc servir un double intérêt : celui de la santé publique, en améliorant la circulation des données utiles à la prévention, et celui des biologistes médicaux, en donnant à la profession les moyens de faire reconnaître son rôle.
Alors, vérifions dès maintenant que nos laboratoires sont connectés. Ce que nous faisons pour la prévention mérite aussi de pouvoir être mesuré, démontré et reconnu.
À propos de l’obligation LABOé-SI
L’obligation d’utilisation de LABOé-SI pour la déclaration des cas de COVID-19 a été introduite par le décret n° 2023-700 du 31 juillet 2023. Le texte a créé LABOé-SI et introduit l’article R. 3113-5 du code de la santé publique, qui renvoie à un arrêté la liste des maladies à transmettre par ce système. À ce jour, l’article 1er de l’arrêté du 7 août 2023 ne désigne que la Covid-19.
Mais la DGS annonce pour début 2027 un pilote portant sur cinq pathologies supplémentaires : dengue, Zika, chikungunya, infection à virus du Nil occidental et rougeole.
La déclaration obligatoire par LABOé-SI sera publiée fin 2027. Au fur et à mesure de l’avancement des travaux, d’autres MSO seront régulièrement ajoutées les années suivantes.
La grippe et le VRS ont été cités, mais cela nécessite une évolution des textes réglementaires concernant ces deux virus.







