Une addition alourdie sans aucun dialogue

Communiqué de presse du SDB
Paris, le 1er décembre 2011 ? Le Syndicat des biologistes, premier syndicat de biologistes libéraux, dénonce une mise à contribution de la biologie médicale sans aucun dialogue. L’Assurance maladie s’apprête en effet à publier un arrêté de baisse de nomenclature mettant ainsi « en musique » l’arbitrage du gouvernement. Un arbitrage qui fait porter à la biologie médicale une part prépondérante de l’effort demandé aux professionnels de santé dans le cadre des plans de rigueur. L’addition s’élève à 149 millions d’euros en dépenses remboursées, soit 200 millions d’euros en dépenses remboursables, le montant réel de l’impact de ces mesures sur les laboratoires.

Des décisions à l’aveugle.
Tout au long des semaines qui ont précédé cette décision, le directeur de l’Assurance maladie a refusé toute discussion sur une autre approche que celle consistant à prendre de simples et brutales mesures comptables « à l’aveugle ». Le SDB dénonce une attitude incompréhensible alors que les propres services de l’Assurance maladie estimaient en début d’année que la maîtrise de la prescription – que réclame le SDB – fonctionne pour la biologie médicale et doit être développée (Points de repère n°33, daté de décembre 2010) . « Les deux approches ne sont pas neutres pour les laboratoires de biologie médicale, alerte encore une fois François Blanchecotte, président du SDB. Alors que la maîtrise comptable telle que pratiquée par l’Assurance maladie déstabilise et met en danger l’existence même des laboratoires, la maîtrise de la prescription permet de gérer en cohérence avec les besoins de santé publique la restructuration de nos laboratoires et de notre exercice. Mais le directeur de l’Assurance maladie a toujours refusé de s’intéresser vraiment à notre exercice et préfère persévérer dans une attitude de défiance vis-à-vis de notre profession qu’il ne considère que comme un contributeur. Nous arrivons au bout d’une logique et entrons dans une zone de danger pour ce qui est de l’offre de soins en biologie médicale.« 

Des choix irresponsables.
De plus, le SDB pourrait comprendre la nécessité de cette sixième baisse consécutive des tarifs de la biologie médicale si dans le même temps, de nombreuses professions de santé (infirmiers, médecins, kinésithérapeutes?) ne concluaient pas avec l’Assurance maladie des accords conventionnels qui leur octroient des moyens supplémentaires. L’excuse de la crise n’est donc pas recevable. Le SDB dénonce un choix irresponsable. Les pouvoirs publics préfèrent s’attaquer, sans aucune prise en considération de la santé publique et de l’offre de soins de proximité, à une profession aux effectifs peu nombreux qui, pensent-ils, a moins de pouvoir de nuisance en période électorale que les bataillons de médecins ou d’infirmiers. Cette politique fait le lit des groupes industriels et financiers qui se préparent à se substituer à une biologie libérale « cassée » par les pouvoirs publics. Encore une fois, le SDB pose clairement la question : est-ce là le but recherché ? A-t-on vraiment pris en considération les effets sur l’offre de soins ?

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Date de la dernière modification : 18 mars 2026

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