Les libéraux veulent se faire entendre dans les instances européennes
Quelles que soient les opinions politiques de chacun, force est de reconnaître que l’Union européenne est aujourd’hui un espace où sont débattues et sont prises de nombreuses décisions qui impactent directement les libéraux et les professionnels de santé. Pour François Blanchecotte, qui représente le SDB au sein de l’UnaPL où il est en charge du dossier européen, « il y a des choses importantes qui sont en train de se construire au niveau européen où les libéraux sont en passe d’obtenir d’être consultés. Participer aux instances européennes doit nous permettre d’être partie prenante du dialogue social européen, d’être entendus et, in fine, d’influer sur les décisions européennes qui s’appliqueront ensuite en France. » Il faut donc occuper le terrain et faire valoir ses arguments par le vote et/ou la participation aux instances, comme le font les libéraux via l’UnaPl ou les instances représentatives de chacune des professions.
Ainsi, lors du dernier Comité du dialogue social européen et international (CDSEI) (une instance française qui permet de consulter les organismes représentatifs des employeurs et des salariés sur les positions françaises défendues à Bruxelles, N.D.L.R.), qui sest tenu début mai, lUnaPL a rappelé sa position et les points qui retiennent plus particulièrement son attention concernant le Programme national de réforme (PNR) 2014 présenté par la France à la Commission européenne. Ainsi, si les libéraux français ont soutiennent la nécessité de ramener le déficit à 3 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2015, dans le cadre déconomies sélevant au total à 50 milliards deuros, ils appellent à de vraies réformes de structure concernant notamment les dépenses de létat mais aussi le système des retraites. En effet, il ne faudrait pas que les seuls efforts conséquents soient demandés au secteur de la Santé. Or, laccélération de la réduction du taux de progression de lObjectif national des dépenses d’Assurance maladie (Ondam), notamment de 2015 jusquen 2017 (2,1 % pour 2015, 2 % en 2016 et 1,9 % en 29017), inquiète lUNAPL. Les professionnels libéraux craignent en effet le retour à une approche essentiellement comptable.

Les libéraux ont également souligné que des signaux positifs, comme lamplification de la part de lambulatoire ou la simplification administrative régulièrement promise, ont une nouvelle fois été brouillés par des exigences supplémentaires pesant sur les entreprises telles que celles de la loi daccessibilité des établissements recevant du public (ERP). Cette dernière comporte en effet des contraintes particulièrement lourdes pour les PME et les TPE et ce, sans aucune contrepartie. Cest pourquoi lUnaPL demande que soit étudiée la possibilité dun soutien par lAgence nationale pour lamélioration de lhabitat (Anah). (lire aussi ci-après).
Enfin, de manière concrète, les libéraux français souhaitent une simplification administrative concernant les démarches à suivre pour que leurs entreprises puissent solliciter plus facilement le Fonds européen de développement régional (Feder) auxquels ils ont accès. Ce fonds est important pour le secteur dans la mesure où il permet notamment de soutenir la compétitivité des PME.
Date de la dernière modification : 19 mars 2026





