Imprimer cette page
08 janvier 2021

Santé publique: LaboVIH, c’est reparti ! Spécial

Évaluer cet article
(0 Votes)
  • Taille de police

Le recueil, auprès des laboratoires, des données 2020 de LaboVIH débute ce lundi 11 janvier. Pour rappel, il s’agit là du système de surveillance de l’activité de dépistage du VIH mis en place en 2001 dans les laboratoires d’analyses médicales. Ces données agrégées ont pour but d’affiner l’interprétation de celles issues de la notification obligatoire de l’infection à VIH.

Labo VIH pour évaluer l’activité de dépistage du VIH

Les données recueillies dans le cadre de LaboVIH sont le nombre de personnes testées pour le VIH, hors dons du sang, et le nombre de cas confirmés VIH positifs la première fois pour le laboratoire en distinguant, parmi l’ensemble des tests, ceux effectués dans un cadre anonyme. Sachant que le sexe, l’âge et le département de domicile des personnes confirmées positives ne sont plus mentionnés dans la mesure où ces données figurent dans la notification obligatoire d’infection VIH.

Enfin, pour les laboratoires non participants à LaboVIH, on leur applique la médiane de l’activité des laboratoires participants du même type (hospitalier ou de ville) et de la même région.

Comment ça marche

Les données 2020 de LaboVIH ont commencé à être colligées auprès des laboratoires à partir du 11 janvier dernier. Le planning des relances s’étendra de janvier à avril.

Pour cela, les laboratoires (ou groupes de laboratoires) doivent recevoir un message de l’expéditeur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Il contient un lien personnalisé qui redirige vers un formulaire en ligne interactif, pré-rempli avec les coordonnées du laboratoire (pour les LBM monosites) ou des laboratoires (pour les groupes de LBM). Le biologiste peut, au demeurant, valider (ou corriger) ces coordonnées. Puis il renseigne directement les nombres de sérologies VIH réalisées et de sérologies confirmées positives.

Une mission de santé publique

Santé publique France, qui chapeaute l’opération, mise sur une participation conséquente des LBM inscrits dans la démarche. Et ce, malgré le contexte sanitaire et la surcharge de travail qu’il induit pour les biologistes. « Nous rappelons à l’ensemble des biologistes l’importance de leur participation à LaboVIH, pour nous permettre d’estimer et de diffuser de façon réactive les indicateurs de suivi de l’infection à VIH au niveau national, régional et départemental », souligne Santé publique France.

L’Agence est en effet échaudée par le fait que l’an dernier, la contribution à LaboVIH a été trop faible « pour remplir de façon satisfaisante le deuxième objectif pour 2019, ce qui complique et retarde l’estimation du nombre de découvertes de séropositivité ». Au point qu’à ce jour, ladite estimation n’a toujours pas été validée.

Informations supplémentaires

  • Accès Restreint: non
Dernière modification le lundi, 11 janvier 2021