L'ACTUALITÉ

ESCAP. Une expérimentation en phasede décollage à soutenir

24 avril 2026

Lancée fin mars 2025 par l’UNPS (Union nationale des professionnels de santé – dont le SDBIO est membre) pour une durée initiale de trois ans, l’expérimentation ESCAP (Équipes de soins coordonnées avec le patient) entre aujourd’hui dans une phase charnière. Après un démarrage ralenti par le développement progressif des outils numériques, le dispositif commence à se structurer sur le terrain, même si son déploiement reste hétérogène selon les régions. 

« Le choix stratégique de ne pas imposer un outil national unique constitue à la fois une force et une contrainte, reconnaît Mathilde Guest, Directrice générale de l’UNPS. ESCAP s’appuie sur les outils de coordination déjà existants, souvent développés par les GRADeS, afin de faciliter l’appropriation par les professionnels de santé. Cette logique d’intégration limite la surcharge numérique, mais implique un déploiement progressif, région par région, dépendant de la maturité des solutions locales ». Certains outils nationaux émergent néanmoins, comme Globule, celui-ci étant déjà utilisé dans plusieurs territoires, ce qui pourrait accélérer la généralisation du dispositif. 

Premiers retours encourageants

Sur le terrain, les premiers retours, encore limités, sont encourageants : « lorsqu’un professionnel s’engage dans ESCAP, il tend à renouveler l’expérience », se félicite Mathilde Guest. En Auvergne-Rhône-Alpes, une soixantaine d’ESCAP avaient ainsi été initiés début 2026 par une vingtaine de professionnels. Le dispositif répond à un besoin réel : améliorer la coordination autour de patients complexes, fluidifier les échanges sécurisés entre acteurs et valoriser des pratiques déjà existantes mais peu reconnues.

Des freins persistants à débloquer

Pour autant, des freins persistent : manque de lisibilité, appropriation encore inégale, nécessité de pédagogie. L’enjeu actuel est donc clairement celui du passage à l’échelle. Les pouvoirs publics et l’Assurance maladie ont acté un renforcement de la communication, avec notamment des campagnes d’information et des webinaires régionaux.

Une campagne de communication

Dans ce contexte, l’UNPS met à disposition un kit de communication destiné aux organisations professionnelles. Objectif : mieux faire comprendre ce qu’est ESCAP, ses bénéfices concrets et ses modalités d’utilisation, afin d’en favoriser l’adoption. Une étape clé pour transformer l’expérimentation en levier structurant de la coordination en soins de ville.

Voir les documents de présentation d’Escap

Voir la vidéo de présentation d’ESCAP

Rappel : Les 6 raisons d’utiliser ESCAP

Pour un biologiste médicale, utiliser ESCAP présente plusieurs intérêts concrets, à la fois dans la pratique quotidienne et dans une logique plus globale d’organisation des soins.

  1. Mieux coordonner les prises en charge complexes. ESCAP facilite le travail en équipe autour de patients lourds ou chroniques. Plutôt que de gérer seul une situation complexe, le professionnel peut échanger facilement avec d’autres intervenants (médecins, infirmiers, pharmaciens, etc.). 👉 Résultat : une prise en charge plus fluide, plus cohérente et plus sécurisée pour le patient.
  2. Gagner du temps et éviter les pertes d’information. Aujourd’hui, une grande partie de la coordination existe déjà… mais elle est informelle (appels, SMS, parfois WhatsApp). ESCAP permet de structurer ces échanges dans un cadre sécurisé et tracé. 👉 Moins de temps perdu à chercher des infos, moins de risques d’erreurs ou de doublons.
  3. Utiliser des outils déjà connus. ESCAP ne nécessite pas d’apprendre un nouvel outil complexe : il s’intègre dans les solutions de coordination déjà utilisées sur le territoire. 👉 Cela limite la surcharge numérique et favorise une adoption rapide.
  4. Sécuriser les échanges de données. Les échanges passent par des outils conformes aux exigences de sécurité en santé. 👉 Un point clé à l’heure où l’usage d’outils non sécurisés reste fréquent.
  5. Valoriser une activité déjà réalisée. La coordination fait déjà partie du quotidien des soignants, mais elle est peu reconnue, surtout pour les biologistes médicaux. ESCAP permet de la formaliser… et de la rémunérer. 👉 Une reconnaissance, même encore modeste, du temps consacré à la coordination.
  6. Améliorer l’organisation du système de soins. À plus grande échelle, ESCAP contribue à mieux structurer le premier recours, à fluidifier les parcours et à éviter des recours inutiles à l’hôpital. 👉 Un levier pour optimiser le temps médical sans créer de nouvelles ressources.

En résumé : ESCAP n’ajoute pas une tâche, il structure et valorise ce que les professionnels font déjà — coordonner — en le rendant plus simple, plus sécurisé et plus efficace.

Date de la dernière modification : 28 mai 2026

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