Négociation d’un nouvel accord pluriannuel : les discussions sont lancées entre les syndicats représentatifs et l’UNCAM
Les discuUne première réunion de cadrage des négociations entre les syndicats représentatifs des biologistes médicaux et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM)s’est tenue le 23 juillet. À cette occasion, le SDBIO, Les BioMed et le SNMB ont porté une position commune afin de défendre les intérêts de l’ensemble des biologistes médicaux.
Les trois organisations syndicales ont rappelé la réalité de la situation économique de la profession, aujourd’hui fortement fragilisée après plusieurs années de baisses tarifaires et de hausse des coûts. Elles ont souligné qu’il était indispensable que cette réalité et l’inflation (voir la synthèse des éléments présentés ci-dessous) soient pleinement prises en compte si l’Assurance Maladie souhaite préserver le niveau actuel de l’offre de biologie médicale sur l’ensemble du territoire.
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Le SDBIO (représenté par le Dr Thomas Hottier, Président, et le Dr François Blanchecotte, vice-président), les BioMed (Dr Lionel Barrand) et le SNMB (Dr Jean-Claude Azoulay) ont convenu avec l’assurance maladie d’une méthode de travail structurée, articulée autour de plusieurs groupes de travail thématiques et d’un calendrier resserré permettant d’aboutir à un accord entre fin septembre et mi-octobre. Ainsi, queqles négociations s’organiseront autour de trois groupes de travail (GT Maitrise médicalisée, GT chiffrage, GT convention/prévention) et de points d’étape avec le directeur général de l’UNCAM, Thomas Fatôme.
Ce dernier, a pris acte des différents éléments présentés. Il a indiqué que les négociations s’inscriraient dans la continuité des travaux de la mission « Pacte pour l’avenir de la biologie médicale » conduite par Laurent Habert (ce que la profession souhaite également), dont les conclusions doivent aussi servir d’appui aux orientations portées par la ministre de la Santé.
Nous continuerons à vous informer sur l’avancement des négociations au fur et à mesure des prochaines échéances.
La situation économique de la biologie médicale privée présentée
à l’UNCAM lors de ce premier rendez-vous
Un secteur qui a fortement contribué à la maîtrise des dépenses de santé et qui en ressort fragilisé.
1 – Quinze ans d’effort. Depuis quinze ans, les biologistes médicaux et leurs équipes ont accompagné la politique de maîtrise des dépenses de l’Assurance Maladie en engageant une restructuration profonde de leur outil de production. Cette transformation a permis de générer près de 10 Md€ d’économies cumulées pour l’Assurance Maladie, grâce à d’importants gains de productivité, avec notamment une division par près de dix du nombre de plateformes techniques.
2 – Une dégradation rapide des équilibres économiques. Toutefois, le modèle économique du secteur atteint aujourd’hui un point de tension extrême.
Les baisses tarifaires successives, particulièrement marquées entre 2022 et 2025 (-16 %), sont intervenues dans un contexte de forte augmentation des coûts d’exploitation (+15 % d’inflation, hausse des charges salariales, des loyers, des consommables et des coûts logistiques). Cette évolution a fortement comprimé les marges des laboratoires.
Cette dégradation se traduit désormais par plusieurs indicateurs convergents :
- 80 % de l’activité est réalisée par des structures dont le résultat net est nul ou déficitaire ;
- la rémunération moyenne des biologistes a diminué de 32 % entre 2010 et 2023 (de 155 k€ à 105 k€) ;
- 58 % des sites fonctionnent désormais avec des horaires réduits, en progression de 15 points par rapport à fin 2023, avec un impact direct sur l’accès aux laboratoires de proximité.
3 – Une rentabilité désormais limitée. La profession estime que les indicateurs habituellement utilisés sous-estiment la fragilité financière réelle des laboratoires, notamment parce qu’ils ne prennent pas en compte les structures de holding qui portent les investissements réalisés lors de la restructuration du secteur ainsi que les charges financières associées.
De plus, énormément de biologistes libéraux ont investi dans leurs outils de travail, et sont endettés à titre personnel subissant donc les conséquences de cette situation économique dégradée.
Selon les données présentées, la rentabilité de la biologie médicale se situe aujourd’hui dans la moyenne basse des entreprises françaises, avec un ratio EBE/VA de 29 %, inférieur à celui de la plupart des secteurs de services.
4 – Un risque identifié pour l’offre de proximité. La profession alerte sur une fragilisation du maillage territorial !
Environ 400 sites seraient aujourd’hui exposés à un risque de fermeture dans 46 départements, tandis que plus de la moitié des laboratoires ont déjà réduit leurs amplitudes d’ouverture. Cette évolution pourrait affecter durablement l’accessibilité de la biologie médicale de proximité.ssions sont lancées entre les syndicats représentatifs et l’UNCAM







