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19 08 20

COVID-19 : nombre de dépistages réalisés et de cas positifs constatés du 10 au 16 Août 2020 (semaine 33)

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COVID-19 : les chiffres de la contamination en France du 10 au 16 août

Ces statistiques sont basées sur les données colligées par SI-DEP disponibles sur data.gouv.fr en open data. Ces données ne concernent que les examens RT-PCR.

Évolution en une semaine 

Évolution de la semaine 33 (10 au 16 août) par rapport à la semaine 32 (3 au 9 août)

comp S S 1

La situation consolidée France + DROM (Département et régions d’outre-mer) fait apparaître une évolution de 42,54%. Pour la première semaine, la situation se détériore aussi bien en France Métropolotaine (+42,43%) que dans les DROM (+44,52%) bien que la situation en Guyane, toujours très touchée en incidence, continue de s'améliorer de semaine en semaine. En métropole, on note une progression du virus comparable à la semaine précédente 42,43% contre 42,31%. Cette nette progression sur les deux dernières semaines est enregistrée alors que le nombre de dépistage n'augmente plus du tout, voir est en légère baisse, peut-être liée au 15 août férié. L'absence de corrélation entre la hausse du nombre de dépistage et la hausse des positifs se confirme encore cette semaine.

Dans les DROM, même si la Guyane reste le foyer le plus important de France en incidence avec plus de 100 cas pour 100.000 habitants (302 nouveaux cas positifs contre 356 la semaine dernière, soit -15%), des progressions très notables sont à soulignier à La Réunion (+404% - 227 cas positifs contre 45 semaine dernière), en Guadeloupe (+183% - 133 au lieu de 47) et en Martinique (+78% - 121 cas au lieu de 68). Pour cette raison, malgré la baisse de la Guyane, les DROM progressent plus vite que la métropole en pourcentage.

A savoir à propos de la répartition géographique des données

A noter que dans les données collectées par le SI-DEP, il existe environ 1% des données dont le département n'est pas renseigné (code postal renseigné invalide), soit environ l'équivalent d'un département Français. Pour cette raison, dans nos analyses, il a été décidé de considérer ces patients comme situés en France métropolitaine et de situer ces données dans l'océan atlantique afin de pouvoir les suivre visuellement tout en comprenant ce qu'elles représentent.

Concernant les couleurs pour les "Heat Map" (représentation en cible), la couleur n'est pas attribuée qu'en fonction du nombre représenté, mais prend aussi en considération la taille de la zone géographique et donc la densité. Ainsi, pour l'Ile-de-France, il apparaitra légèrement plus important car l'IA estime que ce niveau de cas sur une zone restreinte est plus important qu'un nombre de cas un peu plus important sur une zone moins dense.

 

Évolution par département

 

Carte de l’évolution de cas positifs de COVID-19 en une semaine

L'incidence est calculée par la formule :
Nombre de positifs du département en une semaine / Population du département / 100.000 (habitants).

inc pos dep S33

Les Bouches du Rhône sont passés premier département en incidence sur la population devant Paris avec  85 cas pour 100.000 habitants - 1 730 positifs (contre 47 la semaine dernière - 973 cas positifs), ce qui lui fait largement dépasser le seuil d'alerte qui a été fixé à 50 positifs pour 100.000 habitants. Paris a cédé sa place de premier avec une incidence de 73 positifs pour 100.000 habitants contre 63 la semaine passée (1580 positifs cette semaine contre 1361 la semaine passée). Il y a donc eu moins de cas positifs à Paris que dans les Bouches du Rhône contrairement aux précédentes semaines. Suivent ensuite quatre départements qui dépassent aussi le seuil d'alerte : la Sarthe avec une incidence de 60 positifs pour 100.000 habitants contre 32 la semaine dernière, le Val de Marne avec avec 53 positifs pour 100.000 habitants contre 32 la semaine dernière, les Alpes Maritimes avec avec 52 positifs pour 100.000 habitants contre 32 la semaine dernière et la Seine-Saint-Denis avec 50 positifs pour 100.000 habitants contre 34 la semaine dernière.

55 départements dépassent le seuil de vigilance cette semaine contre à peine 35 départements la semaine dernière. 

Aucun département de métropole ne peut se prévaloir de n'avoir identifé aucun cas cette semaine.

Carte du nombre d’examens de dépistage réalisés en une semaine

L'incidence des examens est calculée par la formule :
Nombre d'examens / Population du département / 100.000 habitants

inc exa dep S33

Les Bouches du Rhône sont le premier département en incidence du nombre de dépistages sur la population avec 1 621 dépistages pour 100.000 habitants contre 1 396 la semaine passée (32 997 dépistages contre 28 414 la semaine dernière). Les Alpes-Maritimes sont le deuxième département qui dépiste le plus avec 1 579 dépistages pour 100.000 habitants contre 1 370 la semaine passée. Paris est troisième avec seulement 1 530 dépistages pour 100.000 habitants contre 1 729 la semaine passée. Seulement 32 873 dépistages ont été réalisés à Paris, moins que dans les Bouches du Rhône.

La Charente, l'Aisne et la Haute-Loire sont les trois départements ou l'incidence du nombre d'examen est le plus faible (moins de 400 dépistages pour 100.000 habitants - seulement 263 en Charente).

Évolution par région

Carte de l’évolution de cas positifs de COVID-19 en une semaine

L'incidence est calculée par la fomule : 
Nombre de positifs de la région en une semaine / Population de la région / 100 000 (habitants)

inc pos reg S33

En métropole, PACA dépasse maintenant au niveau régional le seuil d'alerte et enregistre la plus forte incidence avec 57 positifs pour 100.000 habitants (soit 2 883 cas positifs) contre 33 la semaines précédente (soit 1 689 cas positifs). La deuxième région en incidence est l'Ile-de-France avec 45 cas positifs pour 100.000 habitants (5 527 cas positifs) contre 35 la semaine précédente. L'Occitanie est troisième avec une incidence moins importante de 25 positifs pour 100.000 habitants.

Les moins touchés en incidence cette semaine sont, dans l'ordre, la Corse (15 cas semaine 33 -  4 positifs pour 100.000 habitants - contre 18 cas la semaine précédente), la Normandie (288 cas cette semaine -  8 pour 100.000 habitants contre 202 - 6 pour 100.000 habitants - la semaine précédente) et la Bourgogne-Franche-Comté (270 cas en semaine 33 - 9 pour 100.000 habitants contre 168 la semaine précédente - 6 pour 100.00 habitants).

La Corse et la Bretagne sont les deux seules régions à enregistrer une baisse avec respectivement -17% et -12%.

Carte du nombre d’examens de dépistage réalisés en une semaine

inc exa reg S33

Les trois régions qui réalisent le plus grand nombre de dépistages cette semaine en incidence sur la population sont PACA (68 809 dépistages - 1 361 pour 100.000 habitants contre 59 513 dépistages - 1 177 pour 100.000 habitants la semaine précédente) l'Ile de France (125 974 dépistages réalisés - 1035 pour 100.000 habitants contre 133 325 la semaine précédente - hausse des positifs alors que le nombre de dépistage diminue),  et l'Occitanie (49 986 dépistages réalisés - 843 pour 100.000 habitants - contre 45 266 dépistages réalisés la semaine précédente - 764 pour 100.000 habitants).

Celles qui en réalisent le moins sont la Normandie (554 examens pour 100 000 habitants), la Bourgogne-Franche-Comté (561 pour 100 000 habitants) et Auvergne-Rhône-Alpes (618 examens pour 100 000 habitants).

 

Vidéo : Comportement de la COVID-19
entre le déconfinement et le 16 août

 

Historique des statistiques

Voir les statistiques de la semaine 32 (2 au 9 août)

 

Réalisation. Ces analyses de données et représentations sont réalisées pour le SDB par la société SIL-LAB Experts que vous pouvez contacter ici

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1503 Dernière modification le mardi, 01 septembre 2020