Panier Vide

Communiqués de Presse (92)

Contact presse : François Blanchecotte, Président du SDB

Tel. : 06 08 89 61 02 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’accréditation des laboratoires a été rendue obligatoire par l’Ordonnance portant réforme de la Biologie Médicale du 13 janvier 2010. L’Ordonnance prévoyait l’accréditation de la totalité des activités des laboratoires au 1er novembre 2016 et le Comité Français d’Accréditation (COFRAC) a été chargé par les pouvoirs publics de la mise en œuvre et du contrôle du processus.

Les représentants de l’ensemble des biologistes médicaux hospitaliers, libéraux et des internes sont inquiets suite aux annonces faites par la secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubos, le 16 juin dernier sur l'autorisation d'utilisation de Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD) covid-19 par les pharmaciens d'officine.

Beaucoup de biologistes médicaux privés veulent s'engager dans la bataille contre l'épidémie et ne comprennent pas d’être aussi peu sollicités par les autorités sanitaires. Il est encore temps de le faire, en particulier pour la phase à venir de sortie de confinement. Le Syndicat des biologistes (SDB), soutenu par les laboratoires des groupes LBI, Inovie, Biogroup LCD et Laborizon, adresse, par cette lettre ouverte au Premier ministre et au ministre de la Santé, une proposition forte de participation à la guerre contre le COVID-19. 

L'arrêté du 7 mars 2020 permet aux laboratoires de biologie médicale de réaliser le test de dépistage du Covid 19 avec remboursement. Pour autant, l'affaire n'est pas gagnée! En effet, les biologistes médicaux se heurtent à une difficulté majeure : le manque de réactifs pour pouvoir réaliser ces tests, limitant considérablement les capacités de dépistage et la prise en charge despatients en ambulatoire comme à l’hôpital. Certains laboratoires qui avaient mis en place leur technique de dépistage il y a plusieurs jours sont contraints d'arrêter la réalisation de ces tests par manque de consommables.

En relation avec la Fédération Nationale des Infirmiers et le Syndicat des Biologistes, le Rotary Club, fidèle à sa devise officielle « Service above Self » « Servir d’abord » lance un appel à ses adhérents.

Dans certaines régions particulièrement touchées, les services d’urgence sont débordés et les capacités diagnostiques des laboratoires de biologie médicale hospitaliers sont de fait saturées.

Face à l’existence d’un besoin non couvert dans le champ du diagnostic biologique du coronavirus COVID-19 (Sars-CoV-2), les pouvoirs publics ont émis depuis début mars différents avis, recommandations et arrêtés afin de préciser les techniques et conditions de mise en œuvre du diagnostic in vitro du Sars-CoV-2.

 Dans ce contexte, de nombreux laboratoires de biologie médicale de ville proposent de s’équiper des automates nécessaires pour venir en renfort de leurs collègues hospitaliers. Or, l’exercice étant soumis à autorisation de l’Agence régionale de santé (ARS), nous constatons que dans plusieurs régions, cette autorisation est refusée malgré, parfois, les demandes des hôpitaux du territoire.

Le SDB signe aujourd’hui sans hésitation l’accord triennal avec l’Assurance maladie sur les dépenses de biologie médicale pour les trois prochaines années (2020-2022). Le SDB a le sentiment que ce texte est aujourd’hui le meilleur texte qu’il était possible d’obtenir après des négociations dures et une mobilisation de la profession à l’automne 2019 qui ont permis de sortir d’une situation de départ totalement inacceptable.

Toutefois, le SDB estime que l’accord trouvé avec l’Assurance maladie oblige les biologistes médicaux et leurs laboratoires de biologie médicale à prendre à leur charge une part encore trop importante de l’augmentation inéluctable des besoins de la population en examens de biologie médicale.

Enfin, compte tenu de la crise du coronavirus Covid-19, le SDB a demandé et obtenu de Nicolas Revel, Directeur général de la Cnam, le principe d’un éventuel report de ces mesures d’économies et de baisses de tarifs en cas d’effondrement de l’activité des laboratoires de biologie médicale.

Contrairement à certaines rumeurs ou informations diffusées, toutes les dispositions n’ont pas encore été prises par les autorités sanitaires pour permettre aux laboratoires médicaux de ville de procéder aux tests diagnostics du Coronavirus Covid-19 dans des conditions de sécurité acceptables pour les patients et le personnel.

En attendant, le meilleur appui que les biologistes médicaux de ville peuvent apporter à notre système de santé en cette période de crise grave est de préserver les meilleures conditions de prise en charge des 500 000 patients qui viennent tous les jours dans leurs laboratoires privés.